Le mouvement gabber a pris une grande ampleur en Belgique et au Pays-Bas ainsi que dans leurs régions frontalières, comparable à l'essor du hip hop (comme celui-ci, le gabber est un style qui eut d'abord un grand succès dans les quartiers défavorisés) en France. Contrairement à ce dernier, le gabber s'est essoufflé assez vite (vers 1998) mais il a eu un impact considérable sur la société néerlandaise mais retrouve aujourd'hui un nouveau souffle grâce à la popularité du hardstyle.
Les politiciens néerlandais estiment que le mouvement hardcore est dangereux pour la jeunesse dès le début des années 1990 : selon eux, les gabbers incitent à la consommation de drogues et au racisme (ce qui est effectivement le fait d'une minorité). Une répression et une censure assez sévère s'ensuivent contre les gabbers, dont certains tendent alors à se politiser. À l'inverse des Pays-Bas où un certain patriotisme, voire un nationalisme explicite, caractérise le mouvement, la branche allemande est plutôt marquée par l'extrême-gauche.
C'est en effet cette minorité qui va donner une image très négative au mouvement hardcore, que l'on accuse de racisme, notamment avec le style vestimentaire proches des bonehead (crâne rasé, vêtements de la marque Lonsdale, Fred Perry,...) qui se développe vers le milieu des années 1990, notamment auprès des plus jeunes, alors que le style vestimentaire typique des gabbers plus âgés (plus matures diront certains) intègre les vêtements de sports de la marque Australian, Cavello et les Nike Air Max, bien que certains aient parfois un look bonehead ou parfois même nationaliste.